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En live: Décès de l’historien français Jean-Paul Roux, à Saint-Germain

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Avec l’AFP

L’historien français Jean-Paul Roux, spécialiste du monde turc et de la culture islamique, est décédé lundi à Saint Germain-en-Laye (Yvelines) à l’âge de 84 ans, l’AFP a-t-elle appris auprès de sa famille.

Ancien directeur de recherche au CNRS, ancien professeur à l’Ecole du Louvre où il avait été nommé en 1965 sur proposition d’André Malraux, Jean-Paul Roux a consacré son oeuvre à faire connaître dans le monde érudit comme dans le grand public l’histoire et la mythologie des peuples turcs et mongols.

Né à Paris le 5 janvier 1925, il avait étudié à l’Ecole des Langues O’ et à l’Ecole pratique des hautes études avant de se tourner vers la recherche et d’entrer au CNRS à 27 ans.

Il avait organisé deux grandes expositions sur les arts de l’islam à l’Orangerie des Tuileries en 1971 puis au Grand Palais en 1977 qui avaient contribué à réveiller l’intérêt du public pour la culture islamique et abouti à la création en 2003 au sein du musée du Louvre du département des arts de l’islam.

Il a publié de très nombreux ouvrages, notamment « Un choc de religion » en 2007 relatant « la longue guerre de l’islam et de la chrétienté », « la religion des turcs et des mongols » (1984) ainsi qu’un « Dictionnaire des arts de l’islam » (2007), fruit d’un demi siècle d’études, de voyages et d’enseignement.

Jean-Paul Roux, spécialiste de la Turquie, est décédé à Saint Germain

Jean-Paul Roux

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Written by buisson28

juin 30, 2009 at 09:36

Les objets de La Quina vont-ils rester au Chateau?

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Le maire d’une commune de Charente souhaite le rapatriement des objets issus du site archéologique de La Quina, actuellement exposés au Musée des Antiquités nationales.

Dans une interview au quotidien Charente Libre, Alain Bajule, fraîchement élu maire de Gardes-le-Pontaroux où se trouve le site de La Quina, dit « vivre très mal que les objets découverts à La Quina soient exposés à Saint-Germain-en-Laye. Je pense que nous pouvons présenter ces objets en Charente. »

Les collection de La Quina, mises à jour par le Dr Henri-Martin entre 1906 et 1936 puis par sa fille Germaine entre 1953 et 1965, sont composées de silex taillés et d’os utilisés datant du Paléolithique. Elles ont été données au Musée des Antiquités nationales en 1975, où elles « sont étudiées par de nombreux chercheurs, dans divers domaines de l’archéologie préhistorique, indique le  Musée. Durant la seule année 2008, elles ont été étudiées par une douzaine de paléoanthropologues spécialistes des Néandertaliens et une demi-douzaine d’archéologues spécialistes des industries du Paléolithique moyen. »
Si Alain Bajule s’est récemment découvert une passion pour l’archéologie, c’est que les silex taillés et autres fossiles néandertaliens de La Quina peuvent lui rapporter gros. A la tête de ce  village de plus de 200 habitants aux atouts multiples (proximité avec les grandes villes charentaises, beau VVF, piscine…), cet ancien responsable des ateliers de l’Hotêl de Ville de Paris souhaite faire de la revitalisation du site une priorité de son mandat. Logique: le maire rebelle veut « affirmer l’identité de Gardes-le-Pontaroux » en profitant de l’essor touristique du Sud charentais.
Alain Bajule, nouveau maire de Gardes-le-Pontaroux, vit "assez mal" que la collection de La Quina soit à Saint-Germain-en-Laye (La Charente Libre)

Alain Bajule, nouveau maire de Gardes-le-Pontaroux, vit "assez mal" que la collection de La Quina soit à Saint-Germain-en-Laye (La Charente Libre)

« Impossible » s’écrie le conservateur du Musée des Antiquités Nationales: « La collection appartient à l’Etat. Elle est donc indéclassable et inaliénable. Le seul moyen d’envisager un dépôt serait de créer un musée à Gardes-le-Pontaroux mais autant vous dire qu’il faut avoir les reins solides, » lance Patrick Périn. Bref, « le maire peut parler autant qu’il veut, s’il n’a pas de musée, il ne pourra pas rapatrier les objets. » Et grotte alors!

Contacté par Saint Germain-en-Live, Alain Bajule s’est montré largement moins pugnace. Selon lui, « je préfererais que les objets soient à Gardes-le-Pontaroux, certes. Mais à partir du moment où ils sont vus et étudiés, ça n’a guère d’importance. » Pas de quoi réveiller un mammouth, donc. Et d’ajouter, aimablement: « Saint-Germain-en-Laye, cité royale en son temps, est une ville que je respecte . »

Alain Bajule précise néanmoins vouloir « essayer de voir jusqu’où je peux aller. » Cela risque fort d’etre la guerre à couteaux… pardon, silex tirés.